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Je n'ai rien à dire. Pas rien à 'vous' dire. Non, rien à dire tout court. Comme si j'avais commencé cet article pour, en fait, ne jamais le terminer.
:: Help Box :
Qu'est-ce qu'un forum RPG ? : Forum dont le but est de créer un personnage (Histoire . Description Physique & Morale ) et de le faire évoluer et intéragir avec d'autres personnages dans un univers donné. ( Le concept du forum en question. )
Exemple de message :
Synopsis : Alice, élève au passé lourd, a échappé aux griffes d'une crapuleuse entreprise visant à modifier des individus génétiquement pour atteindre des êtres parfaits ( Les Eve et Adam d'une race humaine 'meilleure' ) avant son entrée à Poudlard. Six années plus tard, elle reçoit une lettre de cette entreprise qui cherche à la recontacter et à la faire réintégrer leurs rangs. Bouleversée, elle s'effondre dans les toilettes. Enfin c'était sans compter l'arrivée de Kyosuke.
[ Extrait de ' Apocalypse Now - PV Kyosuke ' ]::
Ils allaient venir, c'était certain. Le pire c'est que je ne pouvais même pas m'accrocher à ce château, m'y cramponner de toutes mes forces. Je ne pouvais m'agripper à personne. Je n'avais pas de bouée de secours, ni de soupape de sécurité.
Ces hommes ... Comme ils s'en fichaient des hauts murs de Poudlard, comme ils s'en fichaient de Dumbledore et de sa magie, comme ils s'en fichaient des mes ASPICS : ils ne voulaient que me récupérer. Alice Kinsky, le cobaye le plus résistant de la закрывается Corp. Celle qui possédait plus de 300 expériences réussies à son actif sur un total d'un peu plus de 400 tests effectués. La gamine qui ne pleurait jamais. Qui restait là, comme une taupe au milieu d'une collection de service à thé, au milieu de toutes ces fillettes de l'Est, désarmées, baignant dans leur larmes. La gamine qui se capitonnait dans son mutisme. Celle que l'on avait attrapé par les cheveux et mise dans une cage de verre. Des électrodes sur le corps. Qui ne bougeait pas un cil. Qui ne serrait même pas les dents face à la douleur. Pour sûr, qu'elle souffrait. Qu'elle souffrait à cause de ces hommes en blancs, rongés par le vice, affublés leur rire gras, de leur lunette bien ajustés et de leur interminables feuilles aux calculs frôlant l'abstraction tant il y avait de nombres alignés. Pour sûr, qu'elle souffrait dans leurs mielleux 'Alice, tu seras la nouvelle Eve. Tu n'es pas contente ?'. Pour sûr qu'elle souffrait, tellement qu'elle aurait pu crever, de solitude, d'abandon, de souffrance, de mal être. Cette gamine qui n'avait pas demandé à être là. Comme tant d'autres.
Cette gamine, c'était moi. Moi qui sortie de cet Enfer avait décrété que désormais mon Enfer serait les autres. Vouant une haine viscérale à la vie, qui m'avait rapidement fait comprendre, que malgré tout ce qui m'était arrivé, la Terre avait continué de tourner joyeusement, que les gens avaient continué de rigoler de ces mêmes stupidités, bref, que le monde était resté le même du tout au tout, qu'en définitive le malheur des uns ne changeait rien au bonheur des autres, et que, qu'importe la souffrance d'un être, cela ne perturbe pas Mr et Mme Toutlemonde.
Dès mon entrée à Poudlard, déjà morte à l'intérieur, je m'étais forgée une carapace détestable, à l'image de cette apparence extérieure, génétiquement modifiée, que je trouvais monstrueuse. Depuis, j'attendais simplement que la monotonie des jours qui passent m'assassine, pendant que je portais un regard cynique et amèrement lucide sur le monde qui m'entourait. Ma méthode n'était pas des meilleures, mais elle fonctionnait. A donnant, donnant bien sûr. L'échange équivalent. Je payais un certain prix et l'on me foutait cette paix royale, ce qui était pour moi une fin en soi. Jusqu'à cette soirée. Jusqu'à cette lettre.
Je suffoquais tant ma respiration était irrégulière. L'air se bloquait dans mes poumons ou au contraire refusait d'y pénétrer. J'avais des larmes pleins les yeux, qui m'empêchait de distinguer quoi que ce soit. Je ne voyais que des ombres. Oui, en ce moment même, le monde n'était pour moi qu'un théâtre d'ombres. Dit théâtre où je voyais apparaître les démons de mon passé. J'hallucinais. Je voyais le Docteur Kir et son bouc atroce qui me tendait sa main osseuse. Non ! Non Alice, ne l'attrape pas ! Cours ! Ne te retourne pas ! Je voulais courir mais mes jambes ne me répondaient plus. Je m'enfonçais dans le sol, il m'absorbait. Mr Kir je ne vous aime pas, n'essayez pas d'attraper ma main. Vous ne me ferrez plus de mal. Alice, lève toi !
Et 1, 2,3 Alice est née au pays des cauchemars, Je voudrais juste la rassurer. Et 1, 2, 3 Alice est tombée dans un trou noir
Je pourrais peut être la sauver.
Mes mains étaient moites, mon visage de plus en plus blême. Le pire dans tout ceci, je crois que c'était mon regard. Vide, hagard, embué, démuni. J'appelais à l'aide sans même parler. J'eus engendré chez n'importe qui de la pitié. Cette pitié que je détestais. La grande Alice Kinsky qui s'effondrait comme un château de carte à cause d'un bout de papier.
Une silhouette qui se détachait de ce décor irrémédiablement flou venait d'apparaître devant moi. Je ne savais pas qui cela pouvait être. Si une partie de mon cerveau avait encore eu la possibilité de réfléchir, je crois que j'aurais préféré que cela soit ainsi. Que je ne le connaisse pas, que le spectateur de ma déchéance ne soit qu'un inconnu. J'étais une honte.
Une main venait de se poser sur mon épaule. Etait celle du nouveau venu ou celle de Mr Kir ? Cette main essayait de me calmer. Le docteur n'aurait pas voulu me calmer, après m'avoir attrapé la main, il m'aurait empoigné les cheveux. De plus, il venait de parler. Mr Kir n'avait pas cette voix là, cette voix douce et réconfortante. Mr Kir avait une voix enrouée, une voix âgée que je haïssais. Ce n'était pas lui. J'en étais sûre.
Mon corps jusqu'à alors inerte et secoué de tremblements fut victime d'un sursaut. Assise, j'essayais de me lever, de faire un pas en avant vers cet inconnu qui été ma seule chance. Mon sauveur ? Je ne fis que mieux retomber à genoux, sous son nez. Agrippant de mes petits poings ce que je pensais être sa veste d'uniforme, je levais mon visage vers le sien, que je ne voyais pas, qui n'était qu'une tâche grise, en répétant sans cesse à mi-mots, la voix emplie de désespoir :
" Protége-moi, Protége-moi, Protége-moi, Protége-moi, Protége-moi ... "
Je ne le distinguais pas, mais lui il devait me voir. Mes cheveux violets encadrants mon visage pâle, 'illuminé' par deux grands yeux violets et brouillés dans lesquelles on ne lisait plus que la nuit et l'abandon.
Polaris*